Les huiles essentielles sont des produits particulièrement performants, hautement dosés en principes actifs, qui possèdent des contre-indications. Il est donc impératif de lire la notice relative aux précautions d’emploi avant utilisation.

Les informations ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale, ni même engager notre responsabilité.

Nous vous invitons à consulter votre médecin généraliste pour toute indication thérapeutique, en cas de traitement médicamenteux, ou pour toute utilisation par voie orale.

  • Respecter la posologie, ne pas changer le mode d’utilisation, et demander conseil à un professionnel de santé en cas de doute et d’utilisation prolongée.
  • Les huiles essentielles ne doivent pas être appliquées sur les yeux, le contour des yeux, dans le conduit auditif, ni sur les zones ano génitales.  Une application sur les muqueuses pourra se faire sous contrôle d’un professionnel de santé. 
  • Nous déconseillons l’usage des huiles essentielles aux femmes enceintes et allaitantes, aux nourrissons, aux enfants de moins de 6 ans, aux personnes âgées, aux personnes épileptiques, aux personnes hypersensibles aux huiles essentielles, aux personnes présentant une pathologie hormono-dépendante.
  • La prudence s’impose pour les personnes asthmatiques ou allergiques, particulièrement par voie atmosphérique (diffusion et inhalation).
  • Procédez à un test de tolérance cutanée avant toute utilisation : diluez l’huile essentielle dans une huile végétale dans le pli du coude et patientez pendant au moins 48 heures. Si vous observez une réaction (rougeur, irritation, picotement…), n’utilisez pas l’huile essentielle. 
  • En cas d’absorption accidentelle, ingérer de l’huile végétale. En cas de contact oculaire, appliquez abondamment une huile végétale. Dans tous les cas, contactez ensuite un centre antipoison et consultez un médecin.
  • Ne pas injecter les huiles essentielles (injection intraveineuse ou intramusculaire).
  • Ne pas verser les huiles essentielles dans l’eau (elles ne sont pas solubles).
  • Ne pas approcher les huiles essentielles près d’une bougie ou d’un corps incandescent. Conserver à l’écart de toute flamme.
  • Ne pas diffuser de façon continue, dans une pièce close ou durant le sommeil.
  • Conserver le flacon debout, dans un endroit frais et sec, à l’écart de la chaleur, de la lumière et des écarts de température. 
  • La durée légale de conservation des huiles essentielles est de 5 ans. Il faut toutefois noter que certaines huiles s’améliorent au-delà de cette durée.
  • Les huiles essentielles extraites des zestes d’agrumes sont à utiliser dans les 2 ans.
  • Bien reboucher le flacon après utilisation pour éviter l’évaporation des principes actifs.
  • Se laver les mains avant et après usage.
  • Conserver les huiles essentielles hors de portée des enfants et des animaux.

Utilisation des huiles essentielles

Voies d’administration : 

Voie cutanée

Ne pas appliquer d’huile essentielle dans le conduit auditif, dans les yeux, dans les muqueuses.

Friction aromatique

Application sur la peau d’huile essentielle (de 4 à 6 gouttes) associée à une dose d’huile végétale. L’huile essentielle choisie va pénétrer dans une région précise (exemple : région abdominale, région du plexus solaire, le long de la colonne vertébrale, haut du dos, face interne des deux poignets, voûte plantaire…) fonction de l’organe ciblé et de l’intention recherchée (exemple : application sur le thorax lors d’une infection de la sphère broncho-pulmonaire). 

A savoir : choisir des zones charnières (pli du coude, creux de poplité, intérieur des  chevilles) pour obtenir une pénétration plus rapide des huiles essentielles et ainsi une action démultipliée (« soin intensif »).

Massage aromatique

Les huiles essentielles se diluent dans une huile végétale. 

Permet l’utilisation d’huiles essentielles dites dermocaustiques.

Offre en plus les avantages du massage. 

A savoir : choisir la ou les huiles végétales en fonction de ses qualités (exemple : vertus régénératrice, anti inflammatoire…).

Application cutanée : la limite journalière est de 12 gouttes réparties dans la journée.

Voie orale

Réservée aux adultes (à l’exclusion des femmes enceintes et allaitantes) et enfants de plus de 7 ans.

Déconseillée aux personnes souffrant d’ulcères gastroduodénaux ou de reflux 

gastro-œsophagien.

Répartir les doses dans la journée (de préférence avant les repas).

Durée du traitement : soit une prise pendant 5 jours puis 2 jours repos, soit une prise pendant 2 semaines puis 1 semaine de repos. Cure à renouveler en cas de besoin.

A savoir : la dose usuelle pour un adulte : 2 gouttes 3 à 4 fois par jour (avec un maximum de 12 gouttes par jour réparties en plusieurs prises). 

La dose maximale journalière pour un enfant est de 1 goutte 4 fois par jour.

L’utilisation d’un support (comprimé neutre, morceau de sucre, morceau de mie de pain, cuillère à café de miel, de sirop d’érable, d’huile d’olive, de yaourt, de compote, …) va permettre d’éviter un contact direct avec les muqueuses digestives. Laisser le temps au support d’être imbibé, puis l’avaler avec un grand verre d’eau.

La prise par voie orale doit être réalisée sous contrôle médical ou après consultation d’un professionnel de santé.

Voie sublinguale

A réserver aux huiles essentielles non agressives et bien tolérées par les muqueuses de la bouche. 

La voie sublinguale est à privilégier pour obtenir une action rapide. 

Voie rectale et voie vaginale

La prise par voie rectale ou vaginale doit être réalisée sous contrôle médical ou après consultation d’un professionnel de santé.

Diffusion atmosphérique 

Permet de diffuser les molécules aromatiques dans l’air ambiant.

Ne pas diffuser en présence d’enfant de moins de 7 ans, de femme enceinte ou allaitante.

Observer une vigilance particulière chez les personnes hypersensibles aux huiles essentielles, asthmatiques, épileptiques ou à terrain allergique. 

La prudence s’impose également en cas de présence d’animaux domestiques.

Dans une chambre d’enfant, ne pas diffuser moins de 30 minutes avant le coucher.

Ne pas ajouter d’alcool ou autres solvants aux mélanges d’huiles essentielles. 

Certaines huiles essentielles contenant des molécules cétoniques et des molécules agressives pour les muqueuses respiratoires pourront être intégrées à faible dose dans un mélange aromatique. 

Inhalation 

Inhalation humide

Consiste à respirer de la vapeur d’eau chaude (non bouillante) chargée d’huiles essentielles. A l’aide d’un inhalateur, ou en se penchant au-dessus d'un bol d'eau chaude avec une serviette de bain sur la tête pour respirer le plus possible de vapeur. Les inhalations sont particulièrement efficaces pour traiter les affections respiratoires. 

A savoir : maximum journalier de 12 gouttes d’huile essentielle à répartir entre 3 à 4 inhalations, et ne pas dépasser plus de 15 minutes par inhalation.

Inhalation sèche

Consiste à respirer l’huile essentielle pure sur un support neutre (mouchoir, galet) ou sur la peau (diluer l’huile essentielle dans une huile végétale). La dose usuelle par inhalation est de 2 à 3 gouttes.

Olfaction 

La méthode d’olfaction classique consiste à respirer profondément directement au-dessus du flacon (à 1 centimètre du nez) ou sur une touche à sentir (une mouillette). La voie olfactive est particulièrement appropriée pour la gestion des émotions.

Bain 

Le bain aux huiles essentielles n’est pas indiqué pour les nourrissons et n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 6 ans.

Une vigilance est à observer avec des huiles dites utéro-toniques pour les femmes enceintes. 

Les huiles essentielles ne sont pas hydrosolubles (ne se dissolvent pas dans l’eau). Il convient de les mélanger au préalable dans une base neutre, ou tout autre excipient comme les sels de bain, les sels d’Epsom, le lait animal ou végétal, la poudre de lait, la poudre d’algues, le savon liquide…

A savoir : la dose usuelle par bain pour un adulte est de maximum 12 gouttes et de maximum 6 gouttes pour les enfants de plus de 7 ans.

Spécificités de certaines huiles essentielles

Avant toute utilisation, il est primordial de bien lire les étiquettes et de prendre un avis médical. 

Certaines molécules sont connues pour être à l’origine de réactions allergiques : limonène, linalol, géraniol, citrals, lactones sesquiterpéniques. Elles peuvent provoquer des dermites bulleuses après application sur la peau pour les sujets les plus sensibles.

A noter qu’un usage prolongé d’une même huile essentielle peut favoriser l’apparition d’une allergie chez un sujet non allergique auparavant. C’est pourquoi les huiles essentielles doivent être utilisées de façon ponctuelle pour le traitement d’une pathologie et des pauses doivent être effectuées lors d’une utilisation prolongée. 

Huiles essentielles dermocaustiques :

Composées de molécules pouvant provoquer des irritations, voire des brûlures. 

Ne doivent pas être appliquées pures sur la peau et doivent impérativement être diluées avant application par voie cutanée.

Leur composition biochimique est riche en phénols (Carvacrol, Thymol), en aldéhydes aromatiques, en aldéhydes terpéniques et certains esters.

Liste (non exhaustive) : Basilic, Bergamote, Cannelle, Cardamome, Ciste, Citron, Clou de girofle, Cyprès de Provence, Encens, Estragon, Genévrier, Gingembre, Menthe poivrée, Orange douce, Origan compact, Pamplemousse, Pin sylvestre, Romarin à cinéole, Verveine odorante

Pour bénéficier des vertus et bienfaits de ces huiles essentielles, il faut les diluer dans une huile végétale à hauteur de 20% maximum (soit 20% d’huile essentielle pour 80% d’huile végétale).

Huiles essentielles photosensibilisantes :

Composées de molécules pouvant provoquer des rougeurs, des cloques, des lésions en cas d’exposition solaire après application (par voie externe et plus rarement par voie interne).

Leur composition chimique est riche en coumarines (furano et pyrano coumarines). Concerne les essences d’agrumes et certaines Apiacées.

Liste (non exhaustive) : Bergamote, Cannelle, Citron, Pamplemousse, 

Orange douce,  Camomille matricaire, Khella, Verveine odorante

Pour bénéficier des bienfaits et vertus de ces huiles essentielles, il faut : soit ne pas s’exposer après application (pour une durée de 8 heures), soit privilégier leur emploi le soir.

Huiles essentielles hépatotoxiques :

Composées de molécules pouvant altérer les cellules du foie (hépatocytes) lors d’usage prolongé par voie orale (plus de trois mois) et/ou à fortes doses (plus de 12 gouttes par jour).

Leur composition biochimique contient plus de 50 % de phénols (Carvacrol, Eugénol, Thymol, Menthol). 

Ne doivent pas être administrées à toute personne ayant des pathologies hépatiques ou ayant des antécédents hépatiques.

Liste (non exhaustive) : Cannelle, Clou de girofle, Coriandre graine, Khella, Origan Compact

Huiles essentielles néphrotoxiques :

Composées de molécules pouvant provoquer des inflammations rénales, voire altérer le système rénal. 

Leur composition biochimique est riche en monoterpènes (notamment Alpha-pinène). Ce risque intervient lors d’un usage prolongé et/ou à fortes doses.

L’usage doit être évité pour toute personne présentant une pathologie rénale ou ayant des antécédents rénaux.

Liste (non exhaustive) : Aneth, Cyprès toujours vert, Genévrier , Menthe poivrée, Pin sylvestre, Santal.

Huiles essentielles neurotoxiques : 

Composées de molécules pouvant altérer le système nerveux. Le risque apparaît lors d’utilisation prolongée et/ou de surdosage et est particulièrement présent pour une administration par voie orale. 

Leur composition biochimique est riche en cétones monoterpéniques (Menthone, Carvone, Verbénone, Camphre) et certains oxydes terpéniques (1,8 cinéole, alpha-pinène, béta-pinène, alpha-terpinène). 

Leur utilisation est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, chez le bébé, chez les personnes fragiles, les personnes épileptiques. 

Liste (non exhaustive) : Aneth, Cèdre de l'Atlas, Coriandre graine, Eucalyptus globulus, Menthe poivrée, Romarin à cinéole, Romarin à verbénone

Huiles essentielles Hormon-like (Hormone-mimétique)

Ces huiles essentielles sont composées de molécules pouvant mimer l’action de différentes hormones de l’organisme. Elles sont à proscrire en cas de pathologies hormono-dépendantes.

Liste (non exhaustive) : Ciste, Cyprès toujours vert, Genévrier, Verveine odorante

Huiles essentielles Œstrogen-like (Œstrogène-mimétique)

Ces huiles essentielles sont composées de molécules pouvant mimer l’action de l’œstrogène dans l’organisme. Elles sont à proscrire en cas de pathologies dépendantes de l’œstrogène.

Liste (non exhaustive) : Basilic, Camomille romaine, Cèdre de l'Atlas, Menthe poivrée, Niaouli, Patchouli, Sauge sclarée

Huiles essentielles Cortison-like (Cortisone-mimétique)

Ces huiles essentielles sont composées de molécules pouvant mimer l’action de la cortisone dans l’organisme. Elles sont à proscrire en cas de pathologies dépendantes de la cortisone.

Liste (non exhaustive) : Aneth, Bergamote, Ciste, Citron, Coriandre graine, Encens,  Eucalyptus globulus, Hélichryse , Lédon du Groenland, Marjolaine coquille, Néroli, Orange douce, Origan compact, Pamplemousse, Pin sylvestre, Romarin à cinéole, Romarin à verbénone, Tea tree.

Pour bénéficier des bienfaits et vertus de l’ensemble de ces huiles essentielles spécifiques, il faut prendre l’avis d’un professionnel de santé ( médecins, pharmaciens, praticiens de santé aromatologues,...), respecter les doses, les modes et les durées d’application.